Guide ★ Financier Mis à jour juin 2026
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Fiscalité des panneaux solaires 2026 : imposition, déclaration et exonérations

Qui déclare quoi ? Art. 35 ter CGI, Micro-BIC à 71 %, franchise TVA et taxe foncière — le guide complet pour ne payer que ce que vous devez réellement.

Mis à jour : juin 2026 · Lecture : ~7 min · Sources : DGFiP · CGI · Legifrance · CRE
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Points clés de cet article
  • Si votre installation est ≤ 3 kWc (résidence principale ou autre bâtiment, cumul total ≤ 3 kWc), les revenus de vente du surplus sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu (art. 35 ter CGI).
  • Pour une installation de 3 à 9 kWc, le régime Micro-BIC avec 71 % d’abattement s’applique automatiquement : l’impôt réel est souvent inférieur à 15 €/an.
  • L’autoconsommation pure (sans injection réseau) ne génère aucun revenu à déclarer — zéro imposition, quelle que soit la puissance installée.
  • Les revenus solaires ne dépassent jamais le seuil de franchise TVA (36 800 €/an) : vous n’avez aucune TVA à collecter sur vos surplus vendus à EDF OA.
  • La déclaration se fait en une seule ligne, case 5KO du formulaire 2042-C-PRO, en indiquant le montant brut reçu — l’abattement de 71 % est appliqué automatiquement.

Les revenus solaires sont-ils imposables ?

La réponse dépend de deux paramètres : la puissance de votre installation et le mode d’autoconsommation choisi. Le code général des impôts distingue trois situations radicalement différentes, que résume la grille de comparaison ci-dessous.

≤ 3 kWc
Exonéré
0 € d’impôt
Résidence ou autre bâtiment (cumul ≤ 3 kWc)
Art. 35 ter CGI — les revenus de vente du surplus sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu, quels que soient vos autres revenus.
3 – 9 kWc
Micro-BIC 71 %
∼ 3 €/an
Cas le plus fréquent
Abattement forfaitaire de 71 % sur les revenus bruts. Déclaration case 5KO (formulaire 2042-C-PRO).
> 9 kWc
Régime réel BIC
Variable
Rare en résidentiel
Déclaration des charges réelles et amortissement du matériel. Nécessite généralement un expert-comptable.

Le seuil clé : 3 kWc pour la résidence principale

L’article 35 ter du CGI, introduit par la loi de finances 2021, prévoit une exonération totale d’impôt sur le revenu pour les particuliers dont l’installation photovoltaïque est inférieure ou égale à 3 kWc et est installée sur leur résidence principale. Cette exonération est inconditionnelle : elle s’applique quels que soient vos autres revenus ou votre tranche d’imposition.

Bon à savoir : si vous êtes propriétaire d’une installation ≤ 3 kWc (résidence principale ou autre bâtiment, avec un cumul total ≤ 3 kWc), vous n’avez aucune déclaration à faire pour l’impôt sur le revenu. EDF OA transmet directement vos revenus à l’administration fiscale, mais ceux-ci sont automatiquement exonérés en vertu de l’article 35 ter du CGI. Conservez néanmoins le relevé EDF OA en cas de contrôle.
À noter : cette exonération s’applique également pour une installation ≤ 3 kWc sur un autre bâtiment (résidence secondaire, dépendance, etc.), à condition que la puissance totale de toutes vos installations photovoltaïques ne dépasse pas 3 kWc.

Au-delà de 3 kWc : le régime Micro-BIC

Dès lors que la puissance dépasse 3 kWc — ou que l’exonération de l’article 35 ter ne s’applique pas — les revenus issus de la vente de surplus sont qualifiés de bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour les ménages, le régime Micro-BIC s’applique automatiquement tant que les revenus annuels restent inférieurs à 77 700 € — ce qui est toujours le cas en photovoltaïque résidentiel.

À noter : le seuil de 77 700 €/an s’applique au chiffre d’affaires total de toutes vos activités soumises au régime Micro-BIC. Si vous avez d’autres revenus BIC (ex. : location meublée), le cumul doit rester sous ce seuil pour bénéficier du régime micro.

Le régime réel BIC (déclaration des charges réelles, amortissement) ne concerne en pratique que les installations professionnelles ou de grande puissance. Pour un particulier possédant 3 à 9 kWc, vous n’aurez jamais à y recourir.


Le Micro-BIC : l’abattement forfaitaire de 71 %

Le régime Micro-BIC est de loin le plus avantageux pour les producteurs photovoltaïques résidentiels. Il permet de déduire forfaitairement 71 % des revenus bruts sans avoir à justifier aucune dépense. Seuls les 29 % restants sont intégrés à votre revenu imposable.

Exemple — Installation 6 kWc, 1 980 kWh surplus/an
Revenus bruts EDF OA 79 € / an
71 % abattement
29 % imposable
Abattement forfaitaire : 56 €
Base imposable : 23 €

Calcul concret pour une installation de 6 kWc

Prenons l’exemple d’un foyer avec une installation de 6 kWc en autoconsommation avec vente du surplus. En moyenne, une telle installation produit environ 6 600 kWh/an, dont environ 30 % (1 980 kWh) est réinjecté sur le réseau et racheté par EDF OA au tarif de 0,011 €/kWh (tarif de rachat du surplus, CRE T1 2026).

22 €
Revenus bruts
1 980 kWh × 0,011 €
6 €
Base imposable
22 € × 29 %

Pour un foyer dans la tranche marginale d’imposition à 11 %, les panneaux solaires génèrent un impôt supplémentaire d’environ 1 € par an — un montant bien inférieur aux économies réalisées sur la facture d’électricité (généralement 700 à 1 200 €/an pour une installation de cette taille).

Comment remplir la déclaration de revenus ?

La déclaration des revenus BIC micro se fait sur le formulaire 2042-C-PRO, dans la section « BIC non professionnels — régime micro ». Vous reportez le montant brut dans la case 5KO, c’est-à-dire le total des sommes reçues d’EDF OA au cours de l’année fiscale, avant tout abattement.

L’abattement de 71 % est appliqué automatiquement par l’administration fiscale — vous ne le calculez pas vous-même. Indiquez uniquement le montant brut figurant sur votre relevé annuel EDF OA.

Le relevé annuel de production EDF OA est généralement adressé par courrier ou e-mail en janvier ou février. Il récapitule le montant total versé au titre de la vente de surplus de l’année précédente. Conservez-le avec vos justificatifs fiscaux pendant 3 ans (délai de prescription).


TVA et franchise en base

Contrairement à une idée reçue, la vente de surplus photovoltaïque n’entraîne aucune obligation de collecte et de reversement de TVA pour les particuliers. Ce régime favorable s’appelle la franchise en base de TVA.

Aucune TVA à collecter. En vertu de l’article 293 B du CGI, les particuliers dont les revenus de vente d’électricité sont inférieurs à 36 800 €/an ne collectent aucune TVA sur leurs ventes. Pour atteindre ce seuil en vente totale dans le sud-est de la France (1 400 kWh/kWc/an, tarif 0,011 €/kWh), il faudrait une installation d’environ 650 kWc — soit une puissance hors de portée d’un particulier.
Cas particulier — vente totale > 3 kWc : même si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous devez vous immatriculer à la TVA si votre installation dépasse 3 kWc en vente totale (formulaire Cerfa n° 14476). La vente totale est considérée comme une activité économique, même en l’absence de facturation de TVA.

Comment se situe un particulier par rapport au seuil ?

Pour une installation de 9 kWc — l’une des plus puissantes en résidentiel — les revenus de vente de surplus représentent au maximum environ 158 €/an (taux d’injection de 40 % et tarif de rachat du surplus de 0,011 €/kWh). Soit environ 2 % du seuil de franchise de 36 800 €. Même en cumulant plusieurs installations, un particulier n’atteint jamais ce seuil.

Ce que cela signifie concrètement

  • Vous n’avez pas à vous enregistrer à la TVA ni à obtenir un numéro de TVA intracommunautaire.
  • Vous ne collectez pas de TVA sur les sommes versées par EDF OA.
  • Vous ne déposez aucune déclaration de TVA (CA3 mensuelle ou CA12 annuelle).
  • En contrepartie, vous ne récupérez pas la TVA payée lors de l’installation de vos panneaux (20 % ou 5,5 %). Cette récupération n’est possible qu’en optant pour le régime réel de TVA, ce qui n’a aucun sens économique pour un particulier.
TVA à l’achat : le taux applicable à votre installation dépend de la puissance et du type de travaux (5,5 % ou 20 %) — consultez notre article dédié à la TVA des panneaux solaires pour le détail complet. Pour les batteries de stockage: 20 % dans tous les cas.
Si vous êtes déjà assujetti à la TVA pour une activité professionnelle (artisan, commerçant, libéral), les règles peuvent différer. Consultez votre expert-comptable avant d’intégrer vos revenus solaires dans votre comptabilité professionnelle.

Autoconsommation pure : zéro imposition

L’autoconsommation pure désigne le fait de consommer intégralement l’électricité produite par vos panneaux, sans rien injecter dans le réseau public. Dans ce cas, il n’y a aucun revenu perçu et donc aucune déclaration à faire, ni aucun impôt à payer.

Autoconsommation pure = 0 revenu = 0 imposition. Que vous consommiez 300 W ou 9 kW, aucun flux financier n’est généré. Le fisc n’a aucun droit de regard sur votre propre électricité.

Différence avec l’autoconsommation avec vente du surplus

La plupart des installations résidentielles fonctionnent en autoconsommation avec vente du surplus : vous consommez en priorité l’électricité produite, et l’excédent est injecté sur le réseau et racheté par EDF OA. C’est ce surplus vendu qui génère des revenus imposables — l’autoconsommation elle-même ne l’est jamais.

Kits plug-and-play et balcon (sans injection)

Les petits kits balcon ou fenêtre (300 à 800 W), branchés sur une prise domestique, fonctionnent en autoconsommation totale sans injection réseau. La production est immédiatement absorbée par les appareils branchés (réfrigérateur, TV, chargeurs).

  • Aucune déclaration fiscale nécessaire (pas de revenus générés).
  • Pas de contrat avec EDF OA (pas d’injection réseau).
  • Aucun droit à la prime à l’autoconsommation — celle-ci est réservée aux installations avec injection réseau.

Taxe foncière : impacts et exonérations possibles

La taxe foncière est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du bien. L’installation de panneaux solaires peut, en théorie, augmenter cette valeur locative si les panneaux sont intégrés au bâti (BIPV). En pratique, l’impact est négligeable pour les installations surimposées classiques.

Exonération temporaire possible : art. 1383-0 B CGI

Les collectivités locales (communes et EPCI) peuvent voter une exonération temporaire de 2 ans de la part communale de la taxe foncière pour les installations d’énergies renouvelables (art. 1383-0 B CGI).

  • Cette exonération ne concerne que la part communale — les parts départementale et régionale restent dues.
  • Elle est facultative : toutes les communes ne l’appliquent pas.
  • Pour en bénéficier, déposez une demande auprès de votre centre des finances publiques avec votre attestation de mise en service Enedis, avant le 1er janvier de l’année qui suit l’installation.
Impact réel : les panneaux surimposés (posés sur toiture existante) n’ont aucun impact significatif sur la valeur locative cadastrale (quelques euros par an maximum). Les panneaux intégrés au bâti (BIPV) peuvent être pris en compte lors d’une réévaluation cadastrale, mais l’impact reste minime.

Panneaux intégrés vs panneaux surimposés

  • Panneaux surimposés (posés sur la toiture existante) : n’affectent généralement pas la valeur locative cadastrale de manière significative. L’impact sur la taxe foncière est quasi nul.
  • Panneaux intégrés au bâti (BIPV) (remplacant les tuiles ou ardoises) : peuvent être pris en compte lors d’une réévaluation cadastrale. L’impact reste marginal, de l’ordre de quelques euros par an.
En résumé, les panneaux solaires n’augmentent pas de manière significative votre taxe foncière. Si votre commune a voté l’exonération, vous en bénéficiez automatiquement pendant 2 ans. Dans tous les cas, l’effet sur la taxe foncière est largement inférieur aux économies générées par votre installation.

Comment déclarer vos revenus solaires : les 5 étapes

Déclarer ses revenus solaires est une démarche simple qui ne prend que quelques minutes lors de votre déclaration annuelle. Voici les 5 étapes à suivre, de la réception du relevé EDF OA jusqu’à la vérification de votre avis d’imposition.

Chronologie — Déclarer ses revenus solaires en 5 étapes

1
Relevé EDF OA
Janv. N+1
EDF OA → vous
2
Vérif. du régime
≤ 3 kWc ? stop
Auto-diagnostic
5KO
3
Case 5KO
2042-C-PRO
Déclaration revenus
4
Abattement 71 %
Automatique
Application DGFiP
5
Avis d’imposition
Été N+1
Vérification finale
1
Relevé EDF OA
Janv. N+1 EDF OA → vous
2
Vérif. du régime
≤ 3 kWc ? stop Auto-diagnostic
5KO
3
Case 5KO
2042-C-PRO Déclaration revenus
4
Abattement 71 %
Automatique Application DGFiP
5
Avis d’imposition
Été N+1 Vérification finale

Étape 0 — Déclarer votre installation à Enedis (si > 3 kWc)

Pour toute installation supérieure à 3 kWc, vous devez déclarer votre projet à Enedis via le formulaire Cerfa n° 15523*02 au moins 1 mois avant la mise en service. Cette démarche est obligatoire pour obtenir le contrat d’obligation d’achat (COA) avec EDF OA, sans lequel vous ne pouvez pas revendre votre surplus.

Étape 1 — Récupérer le relevé EDF OA

Chaque année en janvier, EDF OA vous adresse un relevé récapitulatif indiquant le montant total versé au titre de la vente de surplus pour l’année fiscale précédente. C’est votre seule pièce justificative pour la déclaration. Conservez-la.

Étape 2 — Vérifier votre régime

Vérifiez si vous êtes éligible à l’exonération de l’article 35 ter CGI : installation ≤ 3 kWc sur résidence principale. Si oui, vous n’avez rien d’autre à faire. Si non, passez à l’étape 3.

Étape 3 — Reporter le montant brut case 5KO

Sur impots.gouv.fr ou sur le formulaire papier 2042-C-PRO, rendez-vous dans la section « BIC non professionnels — régime micro » et saisissez le montant brut à la case 5KO.

  • À indiquer : le montant brut reçu d’EDF OA au cours de l’année (avant tout abattement).
  • À ne pas faire : n’appliquez pas vous-même l’abattement de 71 % — l’administration fiscale le calcule automatiquement.

Étape 4 — L’abattement est automatique

L’administration applique automatiquement l’abattement forfaitaire de 71 % sur le montant déclaré en case 5KO. La base imposable retenue est donc 29 % de vos revenus bruts. Vous n’avez aucun calcul à effectuer.

Étape 5 — Vérifier l’avis d’imposition

À la réception de votre avis d’imposition (été N+1), vérifiez que la ligne BIC non professionnels apparaît bien avec un montant cohérent (∼ 29 % de vos revenus EDF OA). En cas d’anomalie, contactez votre centre des finances publiques via la messagerie sécurisée d’impots.gouv.fr.

Si vous avez oublié de déclarer vos revenus solaires lors d’une année précédente, régularisez via la déclaration rectificative sur impots.gouv.fr. Le délai de reprise est de 3 ans. L’impôt supplémentaire est généralement très faible, et la régularisation spontanée évite les majorations.

Cas particuliers

1. Bâtiments agricoles

Les installations photovoltaïques sur bâtiments à usage agricole peuvent bénéficier d'un taux de TVA réduit à 10 % sous conditions. Consultez la DGFiP ou un expert-comptable pour vérifier votre éligibilité.

2. Copropriétés

Pour une installation collective en copropriété, les revenus sont répartis entre les copropriétaires au prorata de leur quote-part. Chaque copropriétaire déclare sa part à la case 5KO du formulaire 2042-C-PRO.

3. Installations en Outre-mer (DOM)

La TVA applicable est de 8,5 % en Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Guyane et Mayotte (au lieu de 5,5 % à 20 % en métropole). Les tarifs de rachat EDF OA sont généralement plus élevés qu'en métropole, et certaines collectivités proposent des aides supplémentaires.



Questions fréquentes sur la fiscalité solaire

Les revenus de la vente de surplus solaire sont-ils imposables ?
Cela dépend de la puissance installée. Pour une installation ≤ 3 kWc (résidence principale ou autre bâtiment, cumul total ≤ 3 kWc), les revenus sont totalement exonérés en vertu de l’article 35 ter du CGI. Pour une puissance supérieure, le régime Micro-BIC s’applique avec un abattement forfaitaire de 71 %, ce qui ramène l’impôt réel à environ 3 €/an pour une installation de 6 kWc vendant au tarif de rachat du surplus de 0,011 €/kWh (CRE, T1 2026).
Comment déclarer ses revenus solaires aux impôts ?
Les revenus de vente de surplus se déclarent à la case 5KO du formulaire 2042-C-PRO (BIC non professionnels — régime micro). Il faut indiquer le montant brut reçu d’EDF OA au cours de l’année, avant abattement. L’administration fiscale applique automatiquement l’abattement de 71 %. Le relevé annuel EDF OA (émis en janvier N+1) indique le montant exact à reporter.
Y a-t-il de la TVA à payer sur la vente de surplus ?
Non. En vertu de la franchise en base de TVA (art. 293 B du CGI), les particuliers producteurs ne collectent pas de TVA car leurs revenus annuels de vente restent très largement inférieurs au seuil de 36 800 €/an. Pour une installation de 9 kWc, les revenus représentent au maximum environ 158 €/an — moins de 0,5 % du seuil. Aucune déclaration TVA, aucune TVA à reverser.
L’autoconsommation pure est-elle soumise à l’impôt ?
Non. L’autoconsommation pure signifie que vous consommez intégralement l’électricité produite sans rien injecter sur le réseau. Il n’y a donc aucun revenu généré, aucune transaction avec EDF OA, et donc aucune obligation déclarative, quelle que soit la puissance de votre installation.
Les panneaux solaires augmentent-ils la taxe foncière ?
Pas nécessairement. Les collectivités locales peuvent voter une exonération temporaire de 2 ans de la part communale pour les installations d’énergies renouvelables (art. 1383-0 B CGI). En pratique, même sans exonération, l’impact sur la valeur locative cadastrale est très faible — quelques euros par an. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour savoir si une délibération locale est en vigueur.
Les batteries de stockage sont-elles soumises à la TVA ?
Oui, mais toujours à 20 % . Revente d’électricité stockée : si vous revendez l’électricité stockée dans votre batterie, elle est imposable au même titre que le surplus (régime Micro-BIC ou réel selon la puissance). Prime à l’autoconsommation : les batteries n’ouvrent pas droit à la prime, mais améliorent votre taux d’autoconsommation.
Que se passe-t-il si je revends ma maison avec les panneaux solaires ?
Panneaux intégrés au bâti : leur valeur est incluse dans le prix de vente et soumise à la taxe sur la plus-value immobilière (si applicable). Panneaux surimposés : leur valeur peut être déduite du prix de vente (facture à conserver) pour réduire la plus-value taxable. Contrat d’obligation d’achat (COA) : le nouveau propriétaire peut reprendre le contrat avec EDF OA sous conditions.
Que se passe-t-il si je loue mon toit pour des panneaux solaires ?
Les revenus de location de toiture sont imposables en revenus fonciers (case 4BA du formulaire 2042). En régime micro-foncier (revenus < 15 000 €/an), vous bénéficiez d’un abattement automatique de 30 %. En régime réel, vous pouvez déduire les charges effectives (intérêts d’emprunt, assurance, travaux).


Sources vérifiées (2026) Textes officiels : Art. 35 ter CGI — Legifrance · Art. 293 B CGI — Legifrance · Art. 1383-0 B CGI — Legifrance · Administration : DGFiP — impots.gouv.fr · Organismes : CRE — Tarifs de rachat (T1 2026) · Enedis
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